Bach – Concerto pour Violon en La mineur, Allegro moderato, BWV 1041

Petite énigme aujourd’hui : comment jouer un concerto pour violon sans violon ? Bobby McFerrin a la solution ! 😊

 
Et parce qu’on ne s’en lasse pas, voici le Concerto pour deux violoncelles en sol mineur RV 531
 de Vivaldi, … avec un seul violoncelle.

Admirons cette sympathie naturelle, cet optimisme, ce sens de la scène et bien sûr cette admirable technique vocale !
 

(Bobby McFerrin ? Mais si, vous le connaissez, c’est lui chante ce tube mondial “Don’t worry, be happy” http://www.youtube.com/watch?v=d-diB65scQU Incroyable non ?)

Vivaldi – Credo en mi mineur, RV 591

Hier soir, tandis que je rentrais chez moi en voiture, j’ai été frappée par la grâce de la musique. Pas moins ! 🙂 C’était par hasard, sur France Musique. Je tombe au milieu du Credo en mi mineur de Vivaldi, que je connais bien, parce que je l’adore tout simplement.

Il y a un truc si fascinant dans cette oeuvre… Je ne parle pas de Dieu, mais de cette extase unique à la musique, qui, finalement, nous dépasse tout autant. Dans le passé, j’ai écouté toutes les interprétations que j’ai pu, à l’infini. J’ai inspecté la partition dans tous les sens, pour essayer de comprendre d’où venait la magie de cette chose, sans succès.

Et hier soir, voilà que surgit cette formidable version. Entre ces voix d’enfants de la Maîtrise de Paris (essentiellement des filles, comme au temps de Vivaldi), le rythme plutôt rapide et ce que j’appellerais l’effet « live”, qui, quelque part, modifie la balance des voix, et donc change les perspectives et perceptions, j’ai du me garer de toute urgence pour savourer un « Et Resurrexit » décoiffant.

Je n’arrive pas à afficher le lecteur de France Musique sur cette page, alors cliquer sur l’image. Aller à 11’20 pour la présentation (très intéressante) ou à 11’58 pour le début du Credo (ou ailleurs dans le concert !)
ton image

Je ne sais pas combien de temps ce replay va rester, alors il ne faut pas trop tarder.

11’58 Credo
13’59 Et incarnatus est
15’35 Crucifixus
18’12 Et Resurrexit

Edit : Ne vous embêtez plus avec le lien officiel, j’ai capturé le flux audio ci-dessous ^^’

Anonyme – Nos esprits libres et contents‬ (2)

Quand je regarde les statistiques WordPress, il y a un post sur ce blog qui bénéficie de beaucoup plus de visites que les autres, et de loin ! C’est Nos esprits libres et contents‬.

Je n’ai pas d’explication sur ce succès. L’algorithme de classement Google a du juger ce post très pertinent. Hélas ! C’est certainement le plus bâclé du blog ! Si j’ai fait l’effort de trouver les paroles complètes, je n’ai rien vérifié de plus.
Seulement voilà, je voudrais corriger : il s’avère que l’on ne sait pas qui a composé cet air. Ce n’est donc pas forcément Antoine Boësset !
La catégorie « Baroque » est aussi à nuancer. Il sera plus précis de dire que cela se passe dans la transition entre Renaissance et Baroque, fin XVIème-début XVIIème siécle.

De plus, j’ai trouvé l’année dernière une autre interprétation. Celle de Vincent Dumestre (Le Poème Harmonique) est certes bien, mais maintenant je n’écoute plus que celle de Marie-Claude Vallin (Soprano) et Lutz Kirchhof (Luth).

L’approche est complètement différente, plus enlevée (voire rapide), plus dépouillée (voire sèche), uniquement servie par une voix, claire et intense, et un luth, subtil et raffiné.
Je préfère sans aucun doute cette interprétation, qui ravit mes oreilles, et qui met mieux en valeur ce très beau texte.

Pas de vidéo YouTube, alors j’ai uploadé moi-même.

Bon dimanche !

‪Sophia ‬Corri Dussek‪ – Sonate pour Harpe en do mineur, op. 2 no. 3‬

Sophia Corri (ou Sophia Dussek) est une composittrice, chanteuse, pianiste et harpiste d’origine italienne née en Ecosse. Mariée au compositeur Jan Ladislav Dussek, un grand nombre de ses oeuvres étaient, jusqu’à encore récemment, attribuées à son mari. Merci aux historiens et chercheurs qui rétablissent la vérité !

La harpe en Europe, au début du XIXe siècle, est un instrument très moderne, qui remplace le clavecin et concurrence le pianoforte. Partie des salons, la harpe va trouver sa place et contruire son répertoire dans les salles de concert et à l’opéra, tout en embrassant les premières vagues du romantisme, grâce à sa grande virtuosité.

Avec cette sonate, nous sommes encore en période classique. L’Allegro, immédiatement addictif, oscille de tout son mode mineur entre nonchalance et agitations nostalgiques. L’Andantino, toujours trop court, continue dans les mêmes intentions, en rajoutant des accents poignants.
Pour finir, le Rondo change l’atmosphère avec un voyage immédiat en enfance, à bord d’une boîte à musique sophistiquée.

A 3’27, l’air m’évoque la musique d’un film de Miyazaki, mais je ne sais plus lequel…

I. Allegro : 00:00
II. Andantino : 02:52
III. Rondo : 05:07

Sophia Corri Dussek : 1775 – 1831/47?